Lutte pour l'existence
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Lutte pour l'existence

Les mécanismes biologiques de l'évolution sont souvent extrapolés au développement de la société. Bien sûr, des extrapolations comme ça peuvent se prouver valides autant que le comportement quasi-animal de gens est considéré, c'est-à-dire, quand on ignore leur subjectivité. Parce que le niveau général du développement humain n'a pas encore avancé trop loin de l'animal, on peut facilement trouver des parallèles sociales pour la plupart des phénomènes biologiques. Comme une trace évidente de l'origine animale, on peut indiquer la lutte pour l'existence, qui a été proposée par beaucoup d'apologistes du capitalisme comme un principe dirigeant du développement social et la vie humaine en général.

Quand on arrive à la compréhension de la différence entre mouvement inanimé, le métabolisme organique et l'activité consciente comme les trois niveaux fondamentaux de la réalité, il est évident que tout développement spécifiquement humain doit être gouverné par des principes différents de ceux qui caractérisent la réalité biologique ou physique, bien que les retenant comme un fond nécessaire. Par conséquent, toute manifestation de la lutte pour l'existence doit être traitée comme une indication du sous-développement, du manque de la conscience, mais non pas comme un phénomène social normal. Le comportement vraiment humain implique l'importance de l'égalité biologique absolue de tous les membres de la société, ainsi que la survie d'un individu est essentiellement le même que la survie de toute la communauté. Les faibles et timide sont aussi (et souvent plus) importants pour le développement de la raison que les forts et arrogants. Il ne faut pas, en aucune façon, que l'immobilité physique et autres particularités organiques deviennent un obstacle pour l'activité productive, et la différence des attitudes mentales n'a rien à faire avec la valeur sociale de la personne.

On peut faire une conjecture logique que une société vraiment humaine sera basée sur la coopération universelle, en éliminant toute compétition, toute lutte pour l'existence. La vie individuelle est une partie indispensable de la vie sociale en général, et, dans le domaine de la raison, il n'y aura pas de conflits entre des individus ou entre des groupes sociaux, et pas de contradictions entre un individu et la société.


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